🩺 Les reporters du CPJ au centre de santé sexuelle
🩺 Les reporters du CPJ au centre de santé sexuelle
Dans le cadre de la préparation de leur journal de sensibilisation « Safe zone », les jeunes reporters du Conseil Participatif des Jeunes (CPJ) ont rencontré la médecin responsable des centres de santé sexuelle de Côte-d’Or. Vingt ans d’expérience en gynécologie, un franc-parler assumé et aucune question esquivée : une interview qui a bousculé pas mal d’idées reçues !
🏥 Un lieu pour qui, pour quoi ?
Il existe 6 centres de santé sexuelle en Côte-d’Or : trois en hôpital (Dijon, Semur-en-Auxois, Beaune) et trois portés par le conseil départemental. On peut y rencontrer des médecins — contraception, suivi de grossesse, IVG, gynécologie, questions autour des règles — et des conseillers conjugaux pour tout ce qui touche au couple, à la famille ou à la vie affective.
On peut aussi venir sans rendez-vous faire un test de grossesse, chercher des préservatifs ou simplement s’informer sur la contraception quand on n’ose pas en parler à ses parents. Le public est très majoritairement féminin (15–50 ans), mais le centre accueille tout le monde — et tout y est gratuit.
🔒 Confidentiel ou anonyme : quelle différence ?
C’est LA nuance que les reporters ont creusée. Au centre, ce qui se dit reste entre les murs — c’est la confidentialité — mais un nom est nécessaire pour les ordonnances et le suivi. Pour un dépistage totalement anonyme, direction le CeGIDD : là-bas, on peut n’être qu’un numéro. Et attention, un résultat d’analyse n’est jamais remis directement à un·e mineur·e : il transite toujours par un adulte de confiance désigné.
👉 La contraception peut être prescrite à un·e mineur·e sans autorisation des parents — une exception légale unique, qui vaut aussi pour l’IVG (accompagnée d’un majeur, pas forcément les parents)
👉 Le secret n’est levé que pour protéger un·e mineur·e en danger, avec un signalement
👉 Les professionnels encouragent toujours le dialogue avec les parents… quand c’est possible
💬 Premières fois, idées reçues et vraie vie
Définir un rapport sexuel, un préliminaire, une première fois : les reporters ont découvert que même les définitions « évidentes » se discutent ! De ces échanges très libres, ils retiennent des messages forts : une relation n’est pas censée faire mal, il n’y a ni performance ni note, et la clé s’appelle communication — oser dire ce qu’on aime, ce qu’on ne veut pas, et même en rire ensemble.
Autre mise au point salutaire : la pornographie est une industrie qui met en scène des images coupées et truquées, très loin de la réalité — la regarder sans esprit critique fabrique des peurs et des complexes inutiles, chez les garçons comme chez les filles. Et en 20 ans de métier, la médecin a vu les réseaux sociaux bouleverser l’intimité des jeunes : quand on partage quelque chose en ligne, ça ne nous appartient plus.
🧭 Les bons réflexes à retenir
Un doute sur une grossesse ? Ne pas rester seul·e : centre de santé sexuelle, pharmacie, ou l’infirmière scolaire — qui dispose de tests de grossesse, de la pilule du lendemain et de préservatifs, au collège comme au lycée. Un dépistage des IST ? C’est le bon réflexe en début de relation, pour les deux partenaires : certaines infections comme la chlamydia ne se voient pas du tout… mais peuvent rendre stérile des années plus tard si elles ne sont pas traitées.
Quant au consentement, la médecin a insisté sur l’essentiel : au-delà de la définition que tout le monde connaît, il faut savoir s’en assurer — écouter l’autre, regarder son langage corporel, poser des questions, et accepter qu’un accord donné puisse être retiré à tout moment.

👉 Retrouvez l’interview complète et toutes les infos pratiques en double page dans « Safe zone » ! 📖
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